Lettre d'information

La nécropole nationale de Colmar

La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Colmar

 

La nécropole nationale de Colmar regroupe les dépouilles de soldats français tués lors des combats de juin 1940 et ceux de 1944-1945. Créée en 1958 et aménagée jusqu'en 1960, ce site est une nécropole de regroupement où ont été rassemblés en un même lieu les restes mortels de soldats inhumés initialement dans des cimetières militaires provisoires situés en Moselle, Meuse, Vosges, Bas-Rhin et Territoire de Belfort. Aujourd'hui, en ce lieu, reposent les corps 2 278 soldats, dont 1 768 morts en 1940-1945 mais aussi les dépouilles de 8 déportés français, de 17 requis du service du travail obligatoire (STO) et de 65 prisonniers de guerre, dont 11 Polonais. Au titre de la Première Guerre mondiale, les corps de 510 soldats français tués lors des combats des Vosges ont été transférés en ce lieu. Près de cette nécropole, un cimetière allemand regroupe les dépouilles de 868 soldats morts en 1914-1918.

 

Les combats sur le Rhin, 15-16 juin 1940.

Le 10 mai 1940, les divisions allemandes traversent les Pays-Bas, la Belgique et les Ardennes, contournant ainsi les forces françaises. Au terme de deux jours, le front est rompu à Sedan. Submergées par les blindés allemands appuyés par l'aviation, les troupes françaises se replient, ne parvenant pas à stopper ce mouvement. L'ennemi se dirige alors vers les côtes de la Mer du Nord pour couper les armées alliées en deux. Le 20, l’estuaire de la Somme est atteint, coupant ainsi le corps expéditionnaire britannique la 1ère armée française et l’armée belge des autres unités françaises. Début juin, poursuivant leur marche, les armées allemandes brisent le front sur la Somme et l’Aisne. Le 12 juin, face à la menace d’un nouvel encerclement, les Français se replient vers le sud, laissant la défense des fronts de Sarre et d’Alsace aux seules troupes de forteresses. Le 15, la VIIe armée allemande se lance à l’assaut des ouvrages de la ligne Maginot. De violents combats éclatent sur la rive gauche du Rhin. Le 19 juin, après avoir établi quatre solides têtes de pont sur la rive française, entre Rhinau et Neuf-Brisach, les Allemands enlèvent Colmar puis Belfort. Encerclées, les troupes de forteresses se rendent après l’armistice du 22 juin 1940.

La bataille d’Alsace: 1er octobre 1944 – 9 février 1945

À la mi-septembre, les Français de la 1ère armée et la 2e division blindée (DB) marchent aux côtés des armées américaines sur l’Alsace. La première conduite par de Lattre de Tassigny progresse par le Sud et atteint les Vosges. La seconde commandée par Leclerc avance vers Strasbourg, après avoir libéré Sarverne.

Très vite, au niveau de la trouée de Belfort, la 1re armée doit faire face à la résistance de la XIXe armée allemande. Le 14 novembre, malgré des conditions météorologiques particulièrement difficiles, tirailleurs et spahis attaquent en direction de Belfort. Le 25, après de violents corps à corps, ces éléments libèrent Belfort. De Lattre maintient une pression et se pousse vers les Vosges, libérant Gérardmer et la Bresse. Sur l’ensemble du front de la 1ère armée, les Allemands se replient, non sans avoir opposé une sérieuse résistance. Pour les Français, les pertes consenties sont importantes.

Le 16 décembre, la contre-offensive allemande dans les Ardennes surprend les Alliés, en particulier les Américains, décidant un temps d'abandonner Strasbourg. Mais, finalement, celle-ci est défendue par Leclerc qui couvre ainsi le repli américain sur la ligne Haguenau-Wingen. Quant à la XIXe armée allemande, elle occupe la poche de Colmar où s'accrochent les Allemands. Tout au long du mois de décembre, de multiples assauts sont lancés pour desserrer cet étau. Au nord de Sigolsheim, les combats sont des plus violents. Seules Sélestat, Thann et Orbey sont reprises. Le 24 décembre, faute de munitions et durement éprouvée, la 1ère armée française cesse son action. À la mi-janvier, renforcée par la 2e DB, la 28e DI-US et par l'action de la Résistance, la 1re armée s'élance à nouveau contre cette poche. Au prix de lourdes pertes et dans des conditions climatiques difficiles, les Français progressent qu'après de violents combats, comme à Durrenentzen. Le 1er février, la résistance ennemie est rompue. Le 2, les éléments blindés de la 1re armée entrent dans Colmar. Le 9, les derniers soldats allemands franchissent le Rhin après avoir détruit le pont de Chalampé.

L’Alsace est totalement libérée le 19 mars 1945 à l’issue des ultimes combats autour d’Haguenau. Les villes bordant le Rhin restent, un temps encore, sous la menace des obus allemands.

 

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Colmar. © Guillaume Pichard

  • L'offensive alliée en Alsace (novembre-décembre 1944). © MINARM/SGA/DMCA/Joëlle Rosello

  • Soldats de la 5e armée française assistant à un office célébré près d'un ouvrage de la ligne Maginot en Alsace lors de la Drôle de Guerre. © ECPAD

  • Pièce antichar de 37 mm manœuvrée par des soldats du 254e régiment d'infanterie lors de combats pour Jebsheim, janvier 1945. © ECPAD/Henri Malin

  • Membres d'un poste de commandement observant les troupes en mouvement depuis les ruines d’une maison de Jebsheim, janvier 1945. © ECPAD/Henri Malin

  • Soldats français de la 5e division blnidée posant fièrement devant l'un des cinq Jagdpanther de la Schwere.Panzer-Jäger-Abteilung.654 (Bataillon lourd de chasseur de chars ) perdus lors des combats à l'est de Jebsheim, 30 janvier 1945. © ECPAD/Henri Malin

  • Canon antichar allemand (7,5 cm Panzerabwehrkanone Pak 40) détruit à l'entrée sud de Jebsheim lors des combats de la poche de Colmar, janvier 1945. © ECPAD/Henri Malin

  • Le général de Lattre de Tassigny, commandant la 1re Armée et le général américain Devers, commandant le 6e Groupe d'armées salués par la population de Colmar récémment libérée, février 1945. © ECPAD/Henri Malin

  • Cérémonie franco-américaine dans Colmar libérée, février 1945. © ECPAD/Henri Malin

  • Le général de Lattre de Tassigny décore de la Légion d'honneur les généraux américains qui se sont illustrés lors de la libération de Colmar, février 1945. © ECPAD/Henri Malin

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    Rue Ladhof (vers la sortie de Colmar, en direction de Strasbourg)

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