Lettre d'information

La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand

La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Mourmelon-le-Grand

 

La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand regroupe principalement les dépouilles de soldats morts pour la France lors de l’offensive de Champagne en septembre 1915 et lors de la bataille du Chesne (juillet-octobre 1918). Près de 3 000 corps y sont inhumés dont 41 reposent en ossuaire. Créée en 1915, cette nécropole est aménagée de 1919 à 1923 pour rassembler les corps exhumés des cimetières militaires provisoires de Saint-Hilaire-le-Grand, de Prosnes et de Mourmelon (cimetières du Phare, du Génie, de l'Ambulance de gauche, de l'Hôpital, de l'Ecole de Tir, du Tennis et de l'Espérance).

Les militaires qui y reposent appartiennent à différentes unités de régiments d'infanterie, du 8ème régiment des Chasseurs à pied, du 8ème régiment des Tirailleurs, du 9ème régiment du Génie, et de régiments d'artillerie. Au centre de la nécropole est érigée une stèle honorant le souvenir des combattants de la 40ème division d'infanterie qui s’est illustrée, du 25 septembre au 6 octobre 1915 au nord de Saint-Hilaire-le-Grand.

En dépit du sursaut français de septembre 1914 sur la Marne et malgré les tentatives de débordement, le mouvement disparaît sur le front ouest. La "Course à la Mer" est un échec. Pour se protéger du feu de l'artillerie, les belligérants s’enterrent. C’est le début de la guerre de position.

Les batailles de Champagne en 1915

Au cours de l’hiver 1915, le général Joffre lance en Champagne différents assauts qui visent à « grignoter » les lignes allemandes. Localisées dans les secteurs de Souain, de Perthes, de Beauséjour et de Massiges, ces opérations sont très meurtrières. Malgré ces assauts, le front reste figé.

Au cours de l'été, pour rompre le front et soutenir les Russes malmenés sur le front oriental, Joffre décide de conduire une nouvelle offensive. Cet effort, appuyé par une autre action en Artois, se déploie dans la grande plaine aride et crayeuse de la Champagne pouilleuse. Long de 25 kilomètres, le front s'étend entre Aubérive et Ville-sur-Tourbe. Cette action est conduite par la 2e et la 4e armée. En face, les Allemands de la IIIe armée sont installés dans de solides tranchées. Plus en retrait, située à contre pente se trouve une seconde position, dissimulée des observations aériennes et hors de portée de l’artillerie.

Après une préparation d'artillerie de trois jours, l'attaque est déclenchée le 25 septembre. Ces bombardements bouleversent les premières lignes que les Français enlèvent facilement. Malgré quelques points de résistance notamment à la butte du Mesnil, la progression est rapide. A l'est du dispositif, la division coloniale s'empare de "La Main de Massiges", point clé du dispositif allemand.

Mais, cet élan se brise sur la deuxième position encore intacte. L'ensemble du front devient un véritable charnier. Les troupes s'épuisent et doivent lutter contre de puissantes contre-attaques. Au cours de ces assauts, les deux armées ont perdu 138 000 hommes. En novembre, les conditions climatiques désastreuses et l'importance des pertes obligent Joffre à renoncer à conduire de nouveaux assauts. Malgré quelques actions limitées en 1916, le front connaît alors un calme relatif.

Les combats de 1918 en Champagne – la bataille du Chesne

L'offensive allemande de juillet 1918 replace ce front au cœur des enjeux. Reims, restée sous le feu continuel de l'artillerie allemande, est à nouveau menacée. Mais, engageant la totalité de ses forces de la Meuse à la mer du Nord, le maréchal Foch, fort du soutien croissant des Américains, déploie une large manœuvre en vue de déborder le front de l’Aisne. En Champagne, appuyée par les Américains, la 4e armée du général Gouraud enlève de nombreuses positions notamment dans le secteur de Navarin et à Sommepy. Poursuivant leurs efforts en direction de Mézières et de Sedan, les forces franco-américaines progressent rapidement vers les Ardennes où les lignes ennemies sont rompues. Sur un front de 400 kilomètres, les armées de Foch entament la poursuite, talonnant l’ennemi jusqu’au 11 novembre 1918.

Aujourd'hui, la région de Suippes-Mourmelon, au travers des vestiges des villages de Perthes, Hurlus, Mesnil, Tahure et Ripont mais aussi de dix-huit nécropoles, conserve le souvenir de ces combats acharnés qui se sont tenus dans la Marne.

Le monument-ossuaire érigé à l’emplacement de la Ferme de Navarin rassemble 10 000 corps de soldats non-identifiés et honore le souvenir des combattants français, américains, polonais, russes et tchécoslovaques qui ont participé aux opérations sur le front de Champagne.

 

  • La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand. © ECPAD

  • Vestiges du monument des pyramides érigé sous le Second Empire à Mourmelon et détruit par les Allemands en septembre 1914. Située à quelques kilomètres du village de Courgivaux, Esternay est le théatre de violents combats. Occupé par les Allemands du 9e corps de la Ire armée du général von Klück, le village est pris d'assaut. Le château est pillé et devient au terme des combats le quartier général du général Franchet d'Espérey. © ECPAD

  • Revue de la 4e armée par le général Gouraud au camp de Châlons, 11 avril 1916. © ECPAD

  • Soldats devant l'hôtel du Marmitage dans l'ancien camp russe - Camp de Mourmelon. © ECPAD

  • Dépôt de munitions de 75 mm. Ce dépôt, comme l'ensemble de ceux qui se trouvaient dans le camp de Mourmelon, ont alimenté notamment les pièces de 75 mm qui ont été utilisées principalement lors des préparatifs de l'offensive de septembre 1915. Pour détruire les premières lignes ennemies et écraser les réeaux de barbelés, près de 1 100 pièces ont ainsi été déployées. © ECPAD

  • Canon français de 155 mm Filloux en position dans la région de Mourmelon. © ECPAD

  • Exercice de la 4e Armée à Mourmelon - Entrainement au jet de grenade VB. © ECPAD

  • Cimetière national de Mourmelon-le-Grand, 1925. © MINARM/SGA/DPMA

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    Infos pratiques

    Adresse

    Mourmelon-le-grand
    À 22 km au nord de Châlons-sur-Marne, sur la D 19, au sud du village, dans le camp militaire

    En résumé

    Eléments remarquables

    Monument aux morts 1914-18 - Monument aux morts de Champagne 1914-18

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