1er juillet 1916, offensive sur la Somme

Canadiens donnant l?assaut et quittant les tranchées. Somme, 1916.
Canadiens donnant l?assaut et quittant les tranchées. Somme, 1916. - © Roger-Viollet

Sommaire

    Chronologie
    Chronologie
    La bataille de la Somme
    June 1916

    24 juin : début de la préparation d'artillerie.

    29 juin : report de l'attaque en raison de mauvaises conditions climatiques et d'une préparation insuffisante.

    July 1916

    1er juillet : début de l'offensive. Échec total au Nord, plus de succès au Sud : prise de Mametz et Montauban par les Britanniques. Progression des Français.

    14 juillet : 2e attaque d'envergure par les Britanniques sur la 2e ligne allemande et par les Sud-Africains au Bois Delville. Bataille d'usure.

    23 juillet : attaque britannique de Guillemont à Pozières pris par les Australiens le 25.

    September 1916

    3 septembre : attaque générale alliée depuis la rivière Ancre jusqu'à Chilly. Prise de Guillemont par les Britanniques, de Soyécourt par les Français.

    5 septembre : relève des Australiens par les Canadiens devant la ferme du Mouquet.

    9 septembre : prise de Ginchy par la 16e division irlandaise.

    15septembre : 3e grande poussée avec la première apparition des chars dans la bataille entre Courcelette et Flers

    26 septembre : début d'une offensive générale franco-britannique, de Martinpuich à la rivière Somme . Thiepval et Combles aux mains des Alliés.

    October 1916

    7 octobre : offensive alliée de Courcelette à Bouchavesnes. Prise de Le Sars par les Britanniques. Guerre d'usure.

    November 1916

    18 novembre : fin de l'offensive de la Somme.

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    La bataille de la Somme

    En résumé

    DATE : 1er juillet 1916

    LIEU : la Somme

    ISSUE : offensive anglo-française

    FORCES EN PRÉSENCE : France, Royaume-Uni, Allemagne

    En 1914, les belligérants étaient entrés dans le conflit armés d’une conviction profonde : la guerre qui commençait serait meurtrière, compte tenu de la capacité de destruction des armements modernes, mais courte. L’échec du plan allemand d’invasion de la France et la constitution progressive d’un front continu de la mer du Nord à la Suisse vont les amener à redéfinir leur stratégie.

    Pragmatiques, les Allemands acceptent de tenir désormais une position principalement défensive en France, libérant des troupes pour affronter l’armée russe, mal équipée mais si nombreuse, et attendent que l’ennemi français s’épuise et demande un armistice. Joffre, le chef d’état-major français, souhaite, pour sa part, percer le front allemand et engager une bataille décisive où l’allant des troupes françaises forcera la victoire.

    Deux fois en 1915, au printemps puis à l’automne, il lance en Artois et en Champagne des assauts massifs contre les lignes allemandes. Ces offensives, mal préparées et insuffisamment coordonnées entre infanterie et artillerie, sont autant d’échecs sanglants, sans gain de terrain significatif.

    ATTAQUER POUR ROMPRE LE FRONT

    À Paris comme à Londres, le débat est intense sur la pertinence de s’acharner à percer les défenses allemandes sur le front ouest en les attaquant frontalement comme le fait Joffre. D’où l’idée d’utiliser la force de pénétration de la Royal Navy pour contourner les positions des Empires centraux. Mais la tentative de percée du détroit des Dardanelles par une armada franco-britannique (avril 1915) est un échec, le débarquement qui suit de troupes alliées sur la péninsule de Gallipoli en Turquie d’Europe le sera tout autant.

    En décembre 1915, dirigeants politiques et militaires français, britanniques, russes et italiens se retrouvent pour discuter d’une stratégie mettant fin rapidement au conflit. Ils s’accordent sur une action offensive simultanée de chacun des alliés. De cette manière, l’armée allemande pourra moins facilement transférer des troupes d’un front à l’autre. Les Russes attaqueront donc les Austro-Hongrois et les Allemands (ce sera l’ "offensive Broussilov", en 1916), les Italiens s’opposeront aux Autrichiens dans le Tyrol, tandis que Français et Anglais monteront une offensive commune sur le front ouest.

    Pour ces derniers, le concept d’une offensive conjointe de leurs armées est inédit au plan historique. C’est sur la Somme que doit s’effectuer la jonction avec les armées françaises. Début février, il est confirmé que cette offensive commune y aura lieu avant l’été.

    De leur côté, les chefs militaires allemands savent que les Alliés préparent une offensive commune. Le 21 février 1916, l’armée allemande déclenche un assaut massif à Verdun. La bataille acquiert rapidement une dimension symbolique majeure, testant non seulement les capacités matérielles, mais également la volonté de combattre des hommes. Se met alors en place une bataille d’usure, extraordinairement consommatrice en hommes et en matériels.

    La question de l’offensive commune anglo-française se pose désormais différemment. D’un côté, s’affirme l’urgence d’une offensive pour soulager l’armée française. De l’autre, il est clair que celle-ci ne pourra plus se faire à parité d’efforts entre Français et Britanniques. L’engagement principal va donc reposer sur la nouvelle armée britannique intégrant plus de deux millions de volontaires engagés entre 1914 et 1916.

    LES BRITANNIQUES PRÉPARENT L’OFFENSIVE

    C’est l’armée professionnelle qui, en août 1914, a fourni les six divisions et les 120 000 hommes du corps expéditionnaire en France. Alors qu’en France, comme en Allemagne, l’armée d’active a immédiatement été renforcée par le rappel d’une vingtaine de classes d’âge déjà formées au métier des armes par un service militaire d’au moins deux ans, les volontaires britanniques ont tout à apprendre. Le matériel (armes, uniformes...) manque pour les équiper et les instructeurs qui auraient pu les former sont déjà au combat en France. Une fois le front stabilisé à la fin de 1914, on peut faire revenir un certain nombre de sous-officiers et autres cadres pour façonner ces "pal’s battallions", ces "régiments de copains" qui se sont engagés ensemble sur une base géographique ou professionnelle. Mais la formation de centaines de milliers d’hommes prend beaucoup de temps, d’autant que s’y ajoute l’assistance aux unités des Dominions qui affluent de tout l’Empire (Canada, Terre-Neuve, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande...) pour prendre part à la défense de la "mère-patrie".

    La préparation de l’offensive sur la Somme incombait principalement à deux hommes : Sir Douglas Haig, chef du corps expéditionnaire britannique, et Sir Henri Rawlinson, commandant la 4e armée. L’opération projetée reposait sur un bombardement massif d’artillerie de plusieurs jours, censé anéantir l’infanterie allemande dans ses tranchées. Les troupes britanniques n’auraient alors qu’à s’avancer pour occuper un terrain désormais vide d’ennemis.

    Par ailleurs, les généraux anglais étaient convaincus de la nécessité d’attaquer sur un front large, d’une vingtaine de kilomètres au moins. Ils espéraient, de cette manière, mettre les unités formant le fer de lance de l’offensive hors de portée des tirs de flanc. En conséquence, les troupes britanniques s’avanceraient sur un front de plus de 25 kilomètres, sans compter les 10 kilomètres de front supplémentaires dévolus aux troupes françaises. Les Britanniques attaqueraient entre Gommecourt et Méricourt en Picardie, les Français prenant place sur leur gauche, au sud de la Somme, devant Péronne. Les Britanniques avaient prévu plus de 1 100 pièces de campagne, au calibre équivalent à celui du 75 français. S’y ajouteraient 400 pièces d’artillerie lourde, d’un calibre de 90 mm à 420 mm pour les pièces de marine. Enfin, autre innovation, le feu de l’artillerie s’allongerait suivant un horaire précis, correspondant à la vitesse attendue de déplacement des troupes vers l’avant.

    Tout au long de la préparation de l’offensive, un débat s’est noué entre Haig, officier de cavalerie, et Rawlinson, officier d’infanterie. Celui-ci souhaitait se limiter à la conquête de la première ligne de tranchées allemandes quand Haig était partisan de chercher à enlever la deuxième ligne également. La différence est loin d’être anodine. Si l’on veut conquérir deux lignes de tranchées et non pas une seule, il faut, avec le même nombre de canons et d’obus, détruire à peu près le double d’objectifs.

    En tentant de percer en profondeur les lignes allemandes, Haig cherchait à dégager un espace où la cavalerie parviendrait à s’engouffrer. Rawlinson, lui, était convaincu que, compte tenu de l’efficacité des défenses ennemies, il fallait progresser par une succession de gains modérés et continus. Le débat ne fut pas tranché et se termina par un compromis relativement opaque qui incorpora des éléments des deux doctrines.

    LA PARTICIPATION FRANÇAISE À LA BATAILLE

    L’année 1915 fut catastrophique pour l’armée française qui, en dépit des offensives lancées par Joffre, n’est pas parvenue à repousser les Allemands de France, et encore moins à percer le front. Près de deux millions de soldats français furent tués, blessés ou faits prisonnier au cours des dix-sept premiers mois de la guerre. Le choix d’une grande offensive commune avec les Anglais reflète alors l’espoir de mettre rapidement un terme à un conflit qui épuise économie et populations.

    Malgré l’importance des troupes et des moyens engagés à Verdun, les ressources humaines et matérielles affectées à l’offensive sur la Somme par les Français sont loin d’être négligeables. En ce qui concerne les effectifs, ce sont finalement trois corps d’armée (soit huit divisions), les 20e et 25e, ainsi que le corps colonial que Joffre attribue à la 6e armée, commandée par le général Fayolle, un artilleur. Un corps d’armée supplémentaire, le 2e, se tient à proximité. Ces troupes sont toutes expérimentées. La 6e armée est bien dotée en artillerie lourde (environ 600 pièces). Ainsi, compte tenu de l’étroitesse du front d’attaque, la densité de l’artillerie française est supérieure à celle des Britanniques. Par ailleurs, les fortifications allemandes, face aux troupes françaises, ont été moins soigneusement renforcées au cours des derniers mois. Le commandement allemand, à tous les échelons de la hiérarchie, est sceptique sur la capacité française à mener une offensive ailleurs qu’à Verdun. Le 1er juillet, à la différence des Britanniques, les Français vont bénéficier d’un bien improbable effet de surprise.

    L’ARMÉE ALLEMANDE SUR LA SOMME

    Les systèmes de tranchées et de fortifications allemands étaient plus complets, plus étendus et bâtis avec plus de moyens que ceux des Alliés. Ils étaient généralement construits par les troupes ayant vocation à les occuper et non par des territoriaux âgés, comme cela se faisait du côté français. Cette stratégie sera payante : les pertes allemandes, qui restent lourdes en chiffres absolus, sont cependant moitié moindres que celles subies par les assaillants. Malgré ce succès relatif, l’état-major allemand commence à s’inquiéter de l’enlisement du conflit et à se soucier de l’attrition lente de ses troupes et de ses ressources. D’où sa décision de rompre - partiellement – avec sa tactique défensive et de lancer une offensive sur Verdun.

    Pendant ce temps, le général Fritz von Below, commandant la IIe armée allemande stationnée sur la Somme, constate que des unités britanniques viennent progressivement remplacer les unités françaises. Il lance alors un programme de renforcement massif de ses lignes et de ses fortifications. Les abris sont bétonnés, les réseaux de barbelés densifiés et on ajoute une troisième ligne de défense, qui commence d’être creusée derrière les deux premières. Il demande aussi des renforts tout au long du printemps. Malgré l’offensive russe qui vient de commencer en juin, Falkenhayn lui accorde quatre divisions supplémentaires, soit 60 000 hommes. De plus, un certain nombre de nouvelles pièces d’artillerie vont arriver juste avant le début de l’offensive britannique.

    Au 1er juillet 1916, les troupes britanniques s’apprêtent donc à affronter des soldats allemands bien entrainés, au moral élevé, et protégés par des défenses denses et efficaces.

    THE "BIG PUSH"...

    Les Britanniques et les Français pensent être prêts pour "The Big Push" ("grande poussée"). Commence alors le bombardement des positions allemandes le 24 juin qui devait durer cinq jours. L’artillerie britannique utilise 1 500 pièces, soit une tous les dix-huit mètres de front. Durant cette semaine, plus de 1 500 000 obus vont être tirés sur les lignes ennemies. Du côté allemand, la pression sur les troupes terrées dans leurs abris est épouvantable. Certains craquent et deviennent fous. La résistance de l’immense majorité d’entre eux n’en est que plus remarquable : la plupart des positions resteront tenues jusqu’au déclenchement de l’assaut. Celui-ci devait être lancé le matin du 29 juin mais après des pluies diluviennes, il est décidé de repousser l’attaque au 1er juillet.

    Le 30 au soir, à la nuit tombée, les troupes britanniques se mettent en route vers leurs tranchées de départ. À 7h28, le 1er juillet, les mines explosent sous les positions allemandes. À 7h30, les coups de sifflet retentissent et les premiers hommes s’élancent par-dessus le parapet.

    Dès les premières minutes de l’assaut, le constat des observateurs est accablant : le bombardement britannique n’est pas parvenu à anéantir la défense allemande particulièrement vigoureuse. La majorité des abris n’ont pas été détruits. Leurs défenseurs peuvent se précipiter à l’air libre et rejoindre, avec leurs armes, leurs positions de tir. Les lignes de barbelés sont également le plus souvent intactes, ralentissant énormément la progression des attaquants. Surtout, l’artillerie allemande intervient massivement. La plupart de ses pièces n’ont pas été détruites par le bombardement anglais. C’est donc sous un déluge d’explosions et de mitraille que les soldats britanniques vont avancer. Le résultat est le même que celui enregistré dans des circonstances similaires tout au long du premier conflit mondial : le massacre des assaillants.

    Du côté britannique, 66 000 hommes de la première vague, répartis en quatre-vingts régiments, se sont lancés à l’assaut à 7h30. Une heure plus tard, 30 000 d’entre eux ont été tués, blessés ou ont disparu.

    Comment expliquer un tel revers ? Tout d’abord, le million et demi d’obus envoyés sur les lignes allemandes dans la semaine précédente n’a pas rempli son objectif pour trois raisons principales. La première d’entre elles est le manque de précision du tir des artilleurs anglais, encore relativement inexpérimentés à ce stade du conflit. Par ailleurs, une forte proportion des obus tirés sont des obus à projection d’éclats, efficaces contre des soldats exposés au cours d’une attaque mais beaucoup moins contre des positions enterrées. Enfin, une proportion très élevée de projectiles, de l’ordre du tiers, n’a pas explosé à l’impact. La croissance de la production d’obus par l’industrie britannique s’est faite, dans un premier temps, au détriment de la qualité, notamment au niveau des détonateurs.

    L’ÉCHEC DE L’ASSAUT DU 1ER JUILLET

    À 8h30, il était prévu que quarante-trois régiments supplémentaires se lancent à leur tour à l’assaut. Dans la plupart des cas, les commandants locaux décidèrent de les y envoyer, avec un résultat désormais prévisible.

    L’artillerie britannique, conformément au plan arrêté, allongea son tir vers la deuxième ligne allemande pour couvrir la progression, désormais toute théorique, de la première vague. Au nord du dispositif britannique, autour de Gommecourt, les unités de la 3e armée et deux divisions de territoriaux s’élancent, sans pouvoir conquérir les premières lignes ennemies. Dans les rares cas où elles y sont parvenues, elles subissent la férocité des contre-attaques allemandes et doivent abandonner dans la journée les tranchées conquises.

    C’est la 4e armée britannique, celle de Rawlinson, qui fournira l’essentiel des assauts de la journée. Au nord de son dispositif, les attaques ne seront également qu’une série d’échecs. La seule exception est la percée inattendue, entre Thiepval et la rivière Ancre, de la 36e division, dite "Division de l’Ulster". Mais elle se retrouve isolée, épuisée, et à court de munitions. Pour éviter l’encerclement, elle se replie finalement sur ses lignes de départ, mais au cours de cette opération, 2 000 hommes auront été tués, 2 700 autres blessés et 165 faits prisonniers.

    Au centre du dispositif de la 4e armée, la 8e division, composée de vétérans, et la 34e, d’engagés récents, attaquent toute la journée. Leur sort sera identique : la 8e division perdra plus de 5 000 hommes, tués ou blessés, et la 34e sera la plus éprouvée de toutes, avec une perte totale de 6 500 hommes. Les seuls succès de ce 1er juillet sont enregistrés sur l’aile droite de la 4e armée. La 30e division, en particulier, qui jouxtait la 6e armée française et qui a profité de la couverture de son artillerie, est la seule des divisions britanniques parties à l’assaut le matin à avoir atteint ses objectifs.

    Les troupes françaises ont, quant à elles, progressé très rapidement et avec un minimum de pertes. Il est vrai qu’elles ont bénéficié d’un certain nombre de facteurs extrêmement favorables. Les Allemands ne pensaient pas vraiment que les Français allaient participer à l’assaut. Ils n’avaient pas autant renforcé leurs fortifications que face aux Anglais, et avaient même parfois évacué leurs troupes des premières lignes pour les soustraire à l’intensité du bombardement. Le bombardement français, plus dense et mené par des artilleurs plus expérimentés que ceux des Britanniques, fait des ravages.

    À midi, le 20e corps français a atteint tous ses objectifs. Au sud de la Somme, le corps colonial et le 25e corps constatent que les deux premières lignes allemandes ont été détruites et que la route de Péronne semble ouverte. Cette opportunité, la seule de la journée, ne sera pourtant pas exploitée.

    LE BILAN HUMAIN ET STRATÉGIQUE DE L’ATTAQUE

    Au soir du 1er juillet, le total des pertes britanniques s’élève à 57 470 hommes : 19 240 tués, 35 493 blessés, 2 152 disparus et 585 prisonniers.

    Si l’on admet que la plupart des disparus ont été tués dans des circonstances qui n’ont pas permis d’identifier leurs restes, c’est plus de 21 000 soldats britanniques qui sont morts ce jour-là. Au total, ce 1er juillet 1916 fut, et reste, le jour le plus meurtrier de l’histoire militaire britannique.

    Du côté français, l’assaut s’est déroulé comme prévu et les pertes totales de la journée sont d’environ 1 500 tués et blessés. En face, les pertes allemandes, plus difficiles à évaluer, sont estimées entre 8 000 et 10 000 hommes, dont 2 000 prisonniers.

    Durant les quatre mois et demi que durera la bataille de la Somme, l’opportunité de percer les lignes allemandes ne se représentera plus. La bataille s’arrêtera mi-novembre, sous l’effet conjugué de l’épuisement des combattants et du mauvais temps. Dans l’intervalle, une série continue d’attaques limitées, avec le soutien massif des troupes des Dominions, n’aura permis d’atteindre que les objectifs de gains territoriaux du premier jour de l’offensive. Malgré ce manque de résultats décisifs, l’offensive sur la Somme aura effectivement contraint l’armée allemande à relâcher la pression devant Verdun. De plus, malgré le succès de sa défense, celle-ci commence à douter de sa capacité à tenir indéfiniment le terrain en France, face à un adversaire dont les moyens humains et matériels ne cessent d’augmenter.

    Auteurs

    Jean-Michel Steg - Étudiant à l’EHESS, spécialiste de la Grande Guerre

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    Bibliographie

    Ces Anglais morts pour la France. 1er juillet 1916, jour le plus meurtrier de l’histoire britannique, Jean-Michel Steg, Fayard, 2016.

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